vendredi 11 octobre 2013
Le plastique c'est fantastique :-(
Une chose est sûre, les indonésiens ont pris conscience que l'eau potable pouvait améliorer leur (espérance de) vie. D'autres l'ont aussi compris, notamment Danone, qui distribue, avec force marketing, son "Aqua" sous toutes les formes : petit gobelet avec paille, bouteilles 50 cl, 1 l ou 1,5 l, bidon de 20l. Le souci, qui peut rapidement devenir un problème de santé publique, c'est que la gestion durable des déchets n'est pas du tout mature et que tous ces plastiques finissent inexorablement dans les cours d'eau, au bord des routes et surtout sur les plages. C'est très impressionnant (et perturbant pour nos esprits européens pour qui le recyclage est devenu quasi automatique) à Florès, un peu moins à Bali, quoi que. Il reste beaucoup à faire ici et on a une pensée pour ces grands groupes agroalimentaires occidentaux qui pourraient sans doute jouer un role en intégrant la partie recyclage dans leur business models...
Bemos pour le dire
Leurs noms ronflants - Altered beast, Please, love me baby, Velvet revolver, Love dead - s'affichent sur leurs pare-brises, en lettres grasses et colorées. Ils sillonnent au mépris de toute règle les deux rues principales de Labuan Bajo (heureusement en sens unique, du moins en théorie), stoppant sans crier gare pour prendre ou déposer un passager, s'insérant brutalement dans le trafic à grands gestes impératifs de la main par les vitres baissées (ce qui permet de profiter des haut-parleurs hurlants), mais sans jamais user de clignotant (ce serait déchoir). Partout en Indonésie, les bémos pallient l'absence de transports publics. Ici, la course est à 2000 roupies (moins de 15 centimes) par personne. Le jeune chauffeur aux cheveux colorés nous en a d'abord demandé 15000, pour finalement se contenter de 10000 ; nous aurait-il pris pour des touristes ?
dimanche 6 octobre 2013
Comme au dos d'un dragon
Chose promise, chose due! Les enfants étaient impatients de venir voir les dragons de Komodo sur l'île du même nom (en fait Rinca, île toute proche). C'est chose faite! Ces gros lézards qui semblent tout droit sortis de Jurassic Park peuvent peser près de 100 kg et mesurer jusqu'à 3 mètres. Ils sont aussi capables de tuer un buffle, attendant 2 semaines que leur proie, infectée par leurs bactéries buccales, finisse par succomber.
Pour être francs, ils ne nous ont pas fait si forte impression que ça, tellement ils semblaient anéantis par la chaleur - tout comme nous d'ailleurs!
Pour être francs, ils ne nous ont pas fait si forte impression que ça, tellement ils semblaient anéantis par la chaleur - tout comme nous d'ailleurs!
J'ai connu bien des geckos
samedi 5 octobre 2013
Changement de décors
Après 5 semaines à Bali, et notamment Amed que nous quittons avec un petit pincement au coeur tellement l'étape était cool et les gens sympas, nous reprenons notre périple, direction Florès, plus à l'est dans l'archipel Indonésien. Nous avons prévu d'y passer une semaine pour aller à la rencontre des fameux dragons de Komodo, d'énormes varans capables de tuer un buffle (certes en plusieurs fois). Notre base sera Labuan Bajo. Ici, c'est plus "roots" qu'à Bali. Difficile de trouver un scooter automatique décent, le wifi ne fonctionne pas très bien (on a d'ailleurs pris du retard dans la rédaction du blog) dans notre hôtel, et il peut y avoir régulièrement des coupures de courant...enfin l'aventure!
vendredi 4 octobre 2013
Cérémonie(s) balinaise(s)
Pour poursuivre la journée sans plage, l'un des employés de la maison d'hôtes, Made, nous a proposé de le suivre à une cérémonie traditionnelle. Ils ont toujours quelque chose à fêter ou une prière à faire ici. Cette fois, c'était pour fêter les 3 mois de la petite fille d'un copain, apparemment un cap important. Nous avons donc rejoint avec lui une trentaine de personnes dans l'enceinte d'une maison typique. La musique traditionnelle balinaise hurlait dans un mégaphone et avec le sourire, on a accepté café, vin de palme (un tord boyaux fait maison que les hommes boivent cul-sec et jusqu'à plus soif ;)) [NdB : pas du tout, c'est très bon] et pâtisseries locales à base de riz et de bananes [NdB : ça, c'est vraiment infâme]. Après une petite heure à attendre le bébé, le programme a finalement changé et nous sommes partis les uns après les autres en scooters jusqu'au sommet d'une colline en empruntant une route en virage, flambant neuve mais sans issue. Un groupe de jeunes musiciens et chanteurs a sorti de nombreux instruments et, en plein cagnard (il était 15h par grand beau temps sans l'ombre d'un arbre), s' est mis à jouer une des danses fameuses de Bali, le "kecak". Il fallait remercier les divinités d'avoir donné suffisamment de moyens à cette famille pour construire la route et du coup multiplier par 2 le prix du terrain de plusieurs hectares. Après une demi-heure de chants et de méditations, toute la troupe est retournée au "baptême". 2 cérémonies pour le prix d'une!
Ballade dans les terres
Ce samedi matin, les enfants se sont levés en râlant! Ils font soit disant une "overdose" de mer...ça promet au bout de 5 semaines de tour du monde dans les îles;)
Nous décidons de changer de programme et de partir en scooters dans l'arrière pays d'Amed. Après 20 mn de route au milieu des rizières, nous atteignons le petit village de Bangle. Il y a une source et un temple à aller voir par un petit sentier. Plusieurs hommes du village nous suivent pour essayer de nous vendre leur service de guide. L'un d'eux, plus tenace mais sans insister, nous accompagne de loin puis commence à donner quelques trucs aux enfants : reconnaître le fruit du jaquier, l'arbre à noix de cajou et surtout la "grass tatoo", une herbe qu'on appuie sur le bras pour faire un beau tatouage blanc. La source est pour lui potable mais ferrugineuse...seul Melvin a pris le risque de la goûter !
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